CLOUD HYBRIDE : COMMENT FAIRE FACE AUX 3 DÉFIS MAJEURS

Comment gérer la complexité du cloud hybride ? Comment piloter ses engagements de service ? Comment assurer son optimisation financière ? Trois enjeux pour lesquels un infogéreur apporte l’expertise requise.

C’est désormais une évidence : le cloud hybride s’installe durablement dans les systèmes d’information. Markess estime que « le segment du PaaS et iPaaS est tiré par l’avènement des environnements cloud hybrides et multicloud ». Une étude de 451 Research note pour sa part que, parmi les grandes entreprises européennes, 6 sur 10 ont d’ores et déjà adopté le cloud hybride.

Et pour cause : la modernisation du système d’information passe par le cloud et, plus encore, par « les clouds ». Mais si le cloud hybride trace la voie vers cette modernisation de l’IT, il suscite aussi de nouveaux défis pour les entreprises. Et appelle des compétences qui représentent le cœur d’expertises d’un infogéreur.

Dépasser la complexité du cloud hybride

Premier enjeu : dépasser la complexité du cloud hybride. Une entreprise éprouve déjà des difficultés à maîtriser l’inventaire d’un data center physique ; sans surprise, le problème ne va pas disparaître comme par magie avec le cloud hybride. D’autant que cette hybridation emprunte des formes multiples :

  • Des infrastructures cloud public et « on premises »
  • Du cloud public et privé
  • De plusieurs clouds publics
  • Des modèles IaaS (Infrastructure-as-a-Service) et PaaS (Platform-as-a-Service)

Quelle que soit la combinaison retenue, des règles doivent être définies pour ventiler au mieux les ressources sur les différents types d’infrastructure et de services. Tout dépend ici des objectifs. Pour maximiser la disponibilité, un DRP (Disaster Recovery Plan) multirégion peut être architecturé en combinant infrastructures cloud et « on premises ». Pour optimiser la performance au fil de l’eau, les mécanismes d’autoscaling (pour des VM) ou d’autohealing (pour des conteneurs) des clouds privé et public seront mis à contribution.

Bien entendu, les enjeux de sécurité et de confidentialité des données influencent l’ensemble des choix. La lecture des options possibles n’est d’ailleurs pas uniquement ici technique mais aussi juridique, à la lumière des réglementations à l’œuvre (RGPD, Patriot Act, Cloud Act…). Dans tous les cas, l’infogérance commence ici avec une étude rigoureuse de l’architecture cible, étude qui impose une connaissance experte des plateformes cloud.

Garantir un pilotage unifié du cloud hybride

Les règles du jeu définies, encore faut-il être en mesure de soumettre toutes les composantes d’un environnement hybride à un même engagement de service.

Objectif : outiller un pilotage unifié des ressources distribuées sur les différentes infrastructures. Cet « outillage » comprend des outils logiciels à proprement parler – souvent développés spécifiquement par l’infogéreur – et, surtout, des méthodes pour assurer l’engagement de service de bout en bout.

Vu la complexité inhérente à un environnement hybride, cet engagement sera d’autant plus tenable si l’infogéreur est impliqué dans la conception de l’architecture. C’est l’un des principaux changements occasionnés par le cloud et plus encore le cloud hybride : la capacité d’engagement de l’infogéreur dépend directement de son implication en amont. Difficile d’assurer une performance homogène de l’environnement quand, par exemple, les services stockage sélectionnés auprès de différents fournisseurs de cloud ne le permettent pas.

Penser « FinOps » pour maîtriser les coûts du cloud hybride

À l’échelle d’une grande entreprise, un environnement cloud hybride sert plusieurs entités (Business Units, départements, services…) sur plusieurs pays. Et avec le développement des organisations matricielles, l’organigramme ne se contente plus de deux dimensions. Résultat, pour une DSI la refacturation des services prend vite la forme d’un casse-tête. D’autant plus que ces services ne veulent pas se voir facturer des grains abstraits (des ressources cloud aux noms barbares) mais des services concrets (un site web, une app, etc.). Logique : le cloud ne promet-il pas depuis son origine une consommation à l’usage ?

Dans un environnement hybride, cette refacturation des ressources constitue un sujet à part entière qui requiert une expertise spécifique. Pas étonnant de voir la notion de « FinOps » (pour Financial Operations) s’imposer pour désigner ce travail d’optimisation et de reventilation budgétaire. À mi-chemin entre l’ingénierie et la gestion des contrats et l’amélioration continue, la démarche FinOps vise à penser l’architecture d’un environnement hybride pour optimiser les coûts, faciliter leur lecture et leur refacturation. L’enjeu consiste notamment à transcrire des unités d’œuvre de ressources différentes en… euros.

Pour y parvenir, l’infogéreur s’appuie sur son propre outillage de gestion de portefeuille, sur sa maîtrise fine des modes de calcul des services cloud et sur des outils d’intelligence artificiel permettant d’initier des optimisations significatives. Cette expertise lui permet d’anticiper les éventuels coûts « cachés » qui, là encore dans un environnement hybride, diffèrent d’un cloud à l’autre.

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