DÉMARCHES DEVOPS ET CI/CD : POURQUOI ELLES SONT UN ATOUT POUR L’EXPÉRIENCE UTILISATEUR

Les démarches de « Continuous Integration / Continuous Delivery » (CI/CD) et leur outillage permettent de réduire sensiblement les délais entre un incident et sa résolution. Au bénéfice de l’expérience utilisateur. Un bénéfice clé dans les environnements e-commerce.

Une campagne télévisuelle dont l’impact sur le trafic du site est à 4 à 5 fois supérieur à celui anticipé. La mise en production d’un lot de nouvelles fonctions dont la mineure semble en fait compromettre le bon chargement d’une page clé dans le parcours utilisateur… Les raisons d’intervenir en urgence sur un environnement e-commerce ne manquent pas. Et occasionnent encore de grosses frayeurs aux e-commerçants pour qui chaque minute de service dégradé correspond à une perte bien concrète de revenu. 

Face à ces urgences, de nombreuses organisations privilégient encore un mode de résolution très… manuel. À savoir la mise en place d’une « war room » multi-experts pour établir le diagnostic avant de procéder à un « roll back » (retour à une version précédente). Problème : avec la complexité croissante des architectures – le cloud et les microservices présentent des avantages mais aussi des contreparties –, le retour du service à une performance nominale peut demander plusieurs heures. Voire plusieurs jours s’il faut patienter jusqu’à la prochaine fenêtre planifiée de mise à jour…

D’abord une affaire de communication

Et pourtant, les solutions existent pour réduire ce temps entre l’identification d’un dysfonctionnement qui altère l’expérience utilisateur et le retour à une plateforme stable et performante. Ces solutions se trouvent du côté des démarches dites CI/CD pour « Continuous Integration / Continuous Delivery ». Des démarches qui supposent d’adapter l’organisation et l’outillage. 

Côté organisation, sans surprise, l’inspiration vient de l’esprit devops. Objectif : en finir peu à peu avec le clivage entre développeurs et administrateurs, établir une meilleure collaboration entre métiers et développeurs mais aussi entre métiers et exploitation. La quête de l’agilité commence ici, avec de nouveaux rôles, de nouveaux process et de gros efforts de communication de part et d’autre.. 

Si l’organisation et la communication sont des piliers essentiels de la démarche, l’outillage s’avère aussi critique pour garantir une exécution véloce au quotidien. Et, bonne nouvelle, les outils ont suffisamment mûri pour soutenir une automatisation de bout en bout. Des solutions telles que Octoperf simulent des utilisateurs pour évaluer la capacité réelle de trafic d’une plateforme e-commerce. Du côté des APM (Applications Performance Management) de dernière génération, des éditeurs comme Dynatrace donnent une lecture de la performance du point de vue de l’expérience utilisateur, selon sa localisation, son terminal utilisé, son parcours sur le site.

Des automatisées de bout en bout

Mieux, ces APM sont désormais capables de corréler des alertes métier (chute des conversions, baisse du nombre de paniers validés) avec des dysfonctionnements techniques pour procéder à une auto-remédiation (automatisation de la résolution des incidents). D’autant que des outils tels que Terraform ou Ansible sont prêts à prendre le relais pour automatiser les opérations sur l’infrastructure et donner corps à la promesse de « l’Infrastructure as a Code ». 

Tous les maillons existent donc aujourd’hui pour composer une chaine automatisée de bout en bout, de la détection d’une expérience utilisateur compromise à la résolution du dysfonctionnement qui en est à l’origine. Une automatisation qui profite directement à l’activité du site e-commerce. Les solutions techniques existent, les méthodes sont documentées et les bénéfices identifiés. Reste à dépasser les réticences – compréhensibles – face à la perspective de donner la main à de tels process automatisés. Parions que les bénéfices business devraient aider à convaincre.

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