LES 5 BÉNÉFICES DE L’INFOGÉRANCE DANS UNE IT MODERNE

Quasiment aussi ancienne que l’informatique elle-même, l’infogérance a adopté ses grandes mutations. À l’heure du cloud, des architectures microservices et des SI gouvernés avec les métiers, les services managés font office de facilitateurs de la transformation.

Comment l’infogérance répond-elle aux enjeux d’un système d’information (SI) moderne ? Si la question peut sembler un brin iconoclaste, elle est en fait légitime pour un concept presque aussi âgé que l’informatique elle-même.

En quelques décennies, l’informatique a enchaîné plusieurs révolutions : le mainframe, l’ordinateur individuel, les architectures client-serveur, le web, la virtualisation, le cloud, les smartphones… Sans oublier la transformation des réseaux et télécoms. Dans la pratique, à peine les équipes IT maîtrisaient-elles un modèle qu’un nouveau paradigme émergeait. À tel point qu’aujourd’hui, c’est la transformation, l’aptitude à se réinventer de manière continue, qui semble devenue une destination à part entière pour le SI.

Comment l’infogérance contribue-t-elle à soutenir cette transformation digitale – mais pas seulement – et à outiller une IT moderne ? Réponses.

Bénéfice #1 – Développer l’orientation métier du SI

Un SI moderne se définit de plus en plus par sa capacité à répondre à des objectifs métiers et non par les types de ressources qu’il embarque. L’évolution même des demandes que reçoit un infogéreur comme LINKBYNET en témoigne : les spécifications des ressources à infogérer ont peu à peu cédé la place à des enjeux métiers matérialisés par des indicateurs de performance et d’agilité.

La gestation du SI comme sa gestion opérationnelle ont totalement changé de nature. Dans « le monde d’avant », un utilisateur reconnaissait parfois difficilement dans les spécifications de l’IT le besoin métier initialement formulé ; aujourd’hui, représentants de l’IT et des métiers sont les coauteurs du SI. Une réalité qu’incarne parfaitement le rôle du Product Owner dans les démarches agiles.

De même pour la gestion opérationnelle : là où chaque action (la création d’une nouvelle instance, un changement de configuration…) était systématiquement intermédiée par les équipes IT avec des processus plus ou moins longs et complexes, l’ère du self-service s’est imposée.

En résumé, une IT moderne n’est pas seulement « orientée métier », elle colle totalement à chaque inflexion du métier et se cogouverne entre DSI et métiers. Ce caractère « métier-centric » du SI est fortement facilité par l’infogérance dès lors que celle-ci se fonde, elle aussi, sur des objectifs business.

Bénéfice #2 – Assumer un rôle d’assemblier

Pendant longtemps, dans un système d’information, l’infrastructure précédait l’applicatif. Entendez qu’aucune application ne pouvait voir le jour tant que l’infrastructure n’avait pas été spécifiée, redimensionnée et testée pour elle. C’est donc le statut de l’infrastructure qui décidait de celui de l’applicatif. À l’heure de l’Infrastructure-as-a-Code, la perspective s’est totalement inversée : c’est désormais l’applicatif qui instancie les ressources dont il a besoin.

Résultat, pour les équipes IT l’enjeu consiste moins à gérer une informatique de production qu’à développer un rôle d’assemblier. Avec des enjeux clairs : recommander aux métiers les briques les plus pertinentes dans ce contexte « pick and choose », assurer la cohérence du SI ou encore veiller à la performance de bout en bout. Une posture que l’infogérance contribue à tenir en faisant abstraction de la complexité de l’IT.

Bénéfice #3 – Faire face à la complexité croissante de l’IT

L’informatique est devenue plus flexible, plus agile, plus proche des utilisateurs, mais… tout cela a un prix : une complexité technique fortement accrue. Avec, à la clé, presque un paradoxe pour les directions informatiques, puisqu’il s’agit à la fois d’être un généraliste du métier et un spécialiste technique multicarte. Ce grand écart s’avère délicat à tenir, ne serait-ce qu’en termes de gestion des ressources humaines.

Voilà pourquoi une infogérance moderne se caractérise par sa capacité à absorber cette complexité technique, notamment avec des spécialistes de devops, des architectures IT et métier. Maintenir à niveau ces compétences spécialisées représente aujourd’hui un métier à part entière pour lequel l’infogéreur est le mieux placé.

Bénéfice #4 – Se donner les capacités de gérer un SI polymorphe

Le mode Infrastructure-as-a-Service (IaaS) n’a pas été évincé par le Plateform-as-a-Service (PaaS) qui cohabite lui-même avec le Container-as-a-Service (Caas) ou encore avec le Function-as-a-Service (FaaS). Et si les apps monolithiques cèdent peu à peu la place aux architectures de microservices, le système d’information n’est pas un bloc uniforme. Tous les pans du SI n’ont pas vocation à s’appuyer sur les services natifs d’une plateforme cloud (en mode PaaS donc) ou à être conteneurisés. Selon les socles techniques des applications, selon leur criticité, selon les performances attendues, le mode IaaS peut aussi conserver toute sa pertinence.

Résultat des courses, une IT moderne est inévitablement polymorphe. Ce qui contribue aussi à accroître la complexité de l’ensemble et les expertises requises. Un argument de plus en faveur d’une infogérance dès lors que celle-ci se montre capable d’offrir des services managés sur toutes les typologies d’infrastructure.

Bénéfice #5 – S’adapter à l’éclatement des frontières IT

C’est sans doute l’une des conséquences les plus marquantes du cloud : avec lui, les frontières du SI ont littéralement volé en éclats. Le système d’information entrelace des infrastructures en propre (« on premise »), des ressources de cloud public (d’un ou plusieurs fournisseurs) et, pour les organisations internationales, à travers plusieurs régions du globe. Comment unifier le pilotage de l’ensemble ? Comment le soumettre aux mêmes règles du jeu (notamment aux mêmes engagements de service) ? C’est là tout l’intérêt de recourir à un infogéreur à la fois multicloud et international

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